Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Etat Islamique (je dirai plutôt islamiste) : l'horreur des décapitations (source The New-York Times)

Publié par The Algerian Speaker sur 29 Octobre 2014, 18:40pm

Catégories : #EL HOGRA (Le mepris)

Dans une enquête fouillée, reconstituée à partir d'interviews d'anciens otages et autres témoins, The New York Times retrace le calvaire d'une vingtaine d'otages détenus par l'Etat islamique en Syrie.

Les otages sont sortis de leur cellule un par un. Dans une pièce isolée, les ravisseurs leur posent à chacun trois questions très personnelles, technique classique utilisée pour fournir des preuves de vie lors des négociations de libération. James Foley retourne dans la cellule qu'il partage avec une vingtaine d'autres otages occidentaux et fond en larmes de joie. Les questions que ses ravisseurs lui ont posées portent sur des détails si intimes ("Qui a pleuré au mariage de ton frère ?", "Qui était le capitaine de ton équipe de foot au lycée ?") qu'il sait qu'ils sont enfin en contact avec sa famille. Nous sommes en décembre 2013. Plus d'un an s'est écoulé depuis qu'il a disparu sur une route du nord de la Syrie. Ses parents inquiets sauront enfin qu'il est vivant, dit-il à ses compagnons de captivité. Il est convaincu que son gouvernement négociera bientôt sa libération. Ce qui semble être un tournant décisif est en fait pour le journaliste américain de 40 ans le début d'une descente aux enfers qui s'achèvera au mois d'août suivant, lorsque ses geôliers le feront agenouiller quelque part dans les collines arides de Syrie et le décapiteront devant l'objectif d'une caméra. Sa mort filmée signe la fin très publique d'un calvaire très secret. Convertis à l'islam Le récit de ce qui s'est passé dans le réseau syrien de prisons clandestines de l'Etat islamique (EI) est celui d'une insoutenable souffrance. James Foley et ses codétenus ont été régulièrement passés à tabac et soumis à des simulations de noyade. Pendant des mois, ils ont été affamés et menacés d'exécution par un groupe de combattants, pour ensuite être remis à un autre groupe qui leur offrait des confiseries et envisageait de les libérer. Les prisonniers se serraient les coudes, s'inventaient des jeux pour ne plus voir passer les heures interminables, mais à mesure que les conditions de détention se dégradaient, des tensions ont commencé à se faire jour entre eux. Quelques-uns, parmi lesquels James Foley, ont cherché réconfort dans la religion de leurs bourreaux, se convertissant à l'islam et adoptant un prénom musulman. Leur captivité a coïncidé avec la montée en puissance du groupe qui a émergé du chaos de la guerre civile en Syrie sous le nom d'Etat islamique (EI). Cette organisation n'existait pas en tant que telle à l'époque où James Foley a été kidnappé, mais elle s'est peu à peu imposée pour devenir le mouvement rebelle le plus puissant et le plus redouté de la région. A la deuxième année de détention de Foley, elle avait mis la main sur une bonne vingtaine d'otages et élaboré une stratégie pour monnayer leur libération. A partir de là, les prisonniers qui avaient jusqu'alors tous été traités de la même façon ont connu des sorts différents en fonction de leur nationalité et de décisions prises à des milliers de kilomètres de là : à Washington et à Paris, à Madrid, à Rome et dans d'autres capitales. James Foley était l'un des vingt-trois otages ressortissants de douze pays, parmi lesquels la plupart étaient des Européens dont les gouvernements avaient par le passé versé des rançons. Pas de rançons pour les Américains Leur lutte pour la survie, racontée ici pour la première fois, a été reconstituée à partir d'interviews avec cinq anciens otages, avec des gens du pays qui ont été témoins des traitements qui leur étaient infligés, des proches et des collègues des victimes et un cercle restreint de conseillers qui ont tenté d'œuvrer à leur libération. Plusieurs détails essentiels ont été confirmés par un ancien membre de l'Etat islamique (ex-Etat islamique en Irak et au Levant, EIIL) qui a été affecté un temps dans la prison où était détenu Foley et qui nous a livré des détails inédits de sa captivité. Le calvaire des otages est longtemps demeuré secret car les terroristes avaient clairement fait comprendre à leurs familles qu'ils les exécuteraient si elles s'exprimaient dans les médias. Le New York Times ne nomme ici que ceux qui ont déjà été publiquement identifiés par l'EI, qui a commencé à donner des nom en août dernier.

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